Suivi de la construction d'une villa.
Depuis deux soirs, quelques coléoptères s’aventurent aux abords de la construction, comme attirés par une étrange familiarité… à moins que ce ne soit l’inverse ! Dans la logique des insectes volants, c’est la lumière qui est attractive ; or ces coléoptères produisent un étrange clignotement lumineux ; ne serait-ce donc la construction qui se sent attirée par eux ? Et quoi de plus captivant qu’un projet d’architecture organique !…
Après tout, une maison, c’est un ventre (cuisine et cellier, certains ajouteront cave) et son processus « alchimique » (menant aux toilettes), un cœur (chauffage) relié par des vaisseaux (les innombrables réseaux de câbles, circuits, tuyauteries en tout genre et couleur), des poumons (ouvertures variées), une sexualité (traditionnellement confinée dans la chambre), un centre de communication (téléphone, télévision, internet, boîte aux lettres…)… et le cerveau dans tout ça ? Gageons que les futurs occupants se chargeront de lui conférer deux hémisphères (voire un cervelet au rez-de-chaussée !…) et, pour les croyants (pour ne pas dire les crédules…), une âme.
Il y a peu, j’ai sélectionné pour le Festival de court-métrage un film s’intitulant Villa Corpus traitant, entre autre, d’un architecte fantasmant sur une symbiose entre matériaux de construction et matière organique, entre forme architecturale et forme organique… Sans doute les occupants parviendront aisément à effectuer cette symbiose tant ils se sentiront chez eux, en eux.
Bienvenue aux lucioles ! bienvenue(s) à La Luciole !