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Le dit des oliviers.<br />
Au terme de la construction de la nôtre demeure, il arriva que la propriété voisine fut vendue à un marchand de biens. Je plains le jour que les travaux commencèrent, car depuis soucis et malheurs<br />
nous suivent et tracent sans répit. Sous les coups de ses gens, les restanques tombaient et vilains débris s'ammoncelaient, sans que puissions ces misérables arrêter. Tirant de vive force, aux<br />
beaux oliviers centenaires les voilà qu'ils s'attaquent et cognent de toutes parts, tranchant l'écorce, rompant les branches, les laissant comme morts et tout sanglants sur la terre où ils étaient<br />
nés et avaient pris racine. Si, n'y tenant plus, quand la nuit fut venue, nuit d'éclairs et d'orage, alors avec grande douceur et détermination sommes allés à leur rencontre. Couchés à terre <br />
ils se traînaient tout déchirés vers notre terre hospitalière! Les avons recueillis et pansés, sans quoi eussent péri sans doute. C'aurait été grande douleur pour nous. Les voilà maintenant qui<br />
dressent leurs corps torturés, et qui soupirent, car la vie peut-être les veut quitter... Mais plus forte que l'exil qui le coeur étreint, plus forte que le temps qui tout emporte, est la terre<br />
d'accueil qui se fait secourable. Les réfugiés sont là, nous les prenons sous notre protection!!<br />
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